August 4, 2011
August 4, 2011
I seemed to have crossed one of those legendary rives that divide the living from the dead, entered a place in which I could be seen only by those who were themselves recently bereaved.
Joan Didion, The year of magical thinking
August 4, 2011
August 4, 2011
We might, in that indeterminate period they call mourning, be in a submarine, silent on the ocean’s bed, aware of the depth charges, now near and now far, buffeting us with recollections.
August 1, 2011
August 1, 2011
L’amour de certaines mères est comme une corde passée au cou de l’enfant : au moindre mouvement de celui-ci vers la vie, le nœud coulant se resserre.
Christian Bobin
August 1, 2011
July 30, 2011

J’ai le cœur serré par ce que j’aime, qui est trop vaste pour être saisi.

Le visage enterré d’un amour perdu dans les limbes, un homme ou une femme d’universelle valeur, ce qu’aiment les autres.

July 30, 2011
July 30, 2011

Le travail de l’analyse fut de tordre le cou à cette idée que ma partie se jouait dans l’impossible - cette patrie des dieux et des enfants (deus sive infans, ou qui peut le plus peut le moins pris au sens le plus strict, total.

L’impuissance et la toute-puissance se rejoignent à l’infini. L’impuissant infans a cette toute-puissance-là de se faire servir, de faire que par l’autre, il soit.

Aujourd’hui encore, dans mes jours d’apathie, serais-je en grève pour pouvoir plus ? Quels droits fais-je valoir par mon refus ?