Notes sur la ville
Depuis les Grecs, les villes sont fondées et agrandies à partir de l’espace public, les rues indéfiniment transformables. Dans la ville classique, la séparation fondatrice est entre ce qui est privé et ce qui est public.
Par opposition, depuis la crise du logement dans les années 1960, on a raisonné en “plans de masse” d’objets-immeubles dissociés, posés, séparés des voies. Pour Le Corbusier, la rue est “non-hygiénique”. On ne développe plus une vision “en creux” mais à partir des “pleins”.
Il est à la mode de dire aujourd’hui que les villes sont mondiales, globales : discours universaliste qui a assuré la maîtrise occidentale - mais il n’y a pas de solution universelle en urbanisme.
Notre univers est double : virtuel et physique. Dans un monde dirigé par la règle du take the money and run et le retour sur investissement rapide, l’idée de planifier à 10 ans est devenue irréelle.